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    Décret BACS : obligations GTB, calendrier 2025–2030 et mise en conformité

    13 février 2026

    Le décret BACS impose, pour une partie du parc tertiaire, l’installation d’un système d’automatisation et de contrôle (GTB/BACS) afin de piloter et analyser les consommations, et optimiser le fonctionnement des équipements (chauffage, froid, ventilation). En 2026, un point clé est à retenir : l’échéance 2027 souvent citée n’est plus la référence pour le seuil 70 kW — elle a été reportée au 1er janvier 2030 (bâtiments existants entre 70 et 290 kW), tandis que l’obligation au 1er janvier 2025 pour les bâtiments existants > 290 kW demeure. Cet article clarifie qui est concerné, ce qui change, les exemptions (TRI > 10 ans) et une méthode concrète pour exécuter le plan de mise en conformité, avec un pilotage FM outillé.

    Décret BACS : de quoi parle-t-on exactement ?

    Le décret BACS (Building Automation and Control Systems) vise à généraliser, dans une partie du parc tertiaire, l’usage d’un système d’automatisation et de contrôle des bâtiments, souvent appelé GTB. L’objectif est double :

    • mesurer et analyser les consommations d’énergie,
    • piloter automatiquement les équipements (chauffage, climatisation/froid, ventilation associée) pour réduire les gaspillages, détecter les dérives et améliorer la performance énergétique.

    En pratique, le BACS/GTB devient un outil de pilotage : règles de fonctionnement, consignes, calendriers, alertes, suivi des données et génération de rapports. (Portail Energétique Bâtiments)


    Qui est concerné par le décret BACS ?

    Le décret BACS vise les propriétaires et gestionnaires de bâtiments tertiaires non résidentiels, neufs ou existants, dès lors que la puissance cumulée des équipements techniques dépasse certains seuils (chauffage, froid, et ventilation combinée au chaud/froid le cas échéant). (Portail Energétique Bâtiments)

    Deux seuils structurent le dispositif :

    • > 290 kW
    • > 70 kW (avec un calendrier distinct)

    Point d’attention terrain (souvent sous-estimé) : la puissance s’apprécie en cumul, et la configuration réelle (un équipement pour plusieurs zones / bâtiments, extensions, redondances, etc.) peut rendre le périmètre moins évident qu’il n’y paraît. D’où l’intérêt d’un audit de cadrage avant d’engager des investissements.


    Ce qui change (vraiment) en 2025… et la mise à jour 2026 à connaître

    Beaucoup d’articles mentionnent “2027” comme prochaine grande date. En 2026, cette information est à actualiser.

    • Bâtiments existants > 290 kW : obligation au 1er janvier 2025 (inchangé) (Portail Energétique Bâtiments)
    • Bâtiments existants entre 70 et 290 kW : échéance reportée au 1er janvier 2030 (au lieu de l’échéance précédemment attendue par beaucoup d’acteurs) (Légifrance)

    Cette évolution a été actée par un texte publié fin 2025 (décret de report) et reprise dans la documentation officielle mise à jour en 2026. (Légifrance)

    À mettre en avant sur votre page (SEO + clarté)

    • Calendrier 2025–2030” plutôt que “2025–2027”
    • 2030 pour le seuil 70 kW (bâtiments existants)”
    • 2025 pour le seuil 290 kW (bâtiments existants)”

    Décret BACS : existe-t-il des exemptions ?

    Oui. Le décret prévoit une exception lorsque l’installation est économiquement non pertinente : le propriétaire doit pouvoir démontrer, via une étude, un temps de retour sur investissement (TRI) supérieur à 10 ans. (Portail Energétique Bâtiments)

    C’est un point important de pilotage : l’exemption n’est pas “déclarative”. Elle repose sur une justification documentée.


    GTB/BACS : ce que votre système doit permettre (au-delà du “tableau de bord”)

    Sur le terrain, une GTB conforme et utile doit permettre :

    • mesure + historisation + analyse des consommations,
    • pilotage des équipements (paramétrage, scénarios, programmation),
    • production de données exploitables (rapports, extraction, alertes),
    • supervision et aide à l’optimisation.

    Et, côté donneur d’ordre, un enjeu revient systématiquement : concilier économies d’énergie et confort des occupants (température, qualité d’air, usages réels). Même si le confort n’est pas le cœur juridique du décret, c’est une condition d’acceptabilité et de performance opérationnelle.


    Méthode de mise en conformité : les étapes qui marchent (multi-sites / multi-prestataires)

    1) Cadrer le périmètre (et éviter les erreurs de “qui est concerné ?”)

    • inventaire des bâtiments tertiaires, surfaces, usages
    • cartographie des installations (chauffage / froid / ventilation associée)
    • calcul des puissances cumulées par bâtiment (cas particuliers inclus)

    Objectif : savoir quels bâtiments sont “> 290 kW”, lesquels relèvent du seuil “> 70 kW”, et quels sites sortent du périmètre.

    2) Réaliser un audit technique & énergétique orienté décision

    • état de l’existant : automatismes, supervision, régulation, comptage
    • analyse des écarts vs exigences BACS
    • scénarios : mise à niveau / remplacement / extension / intégration
    • chiffrage CAPEX/OPEX, gains attendus, trajectoire ROI/TRI

    3) Choisir une stratégie GTB “exploitable”

    Un bon choix n’est pas “le meilleur outil”, mais :

    • un système intégrable à l’existant,
    • maintenable,
    • pilotable au quotidien,
    • compatible avec vos routines de gouvernance (revues énergie, revues FM).

    4) Déployer, mettre en service, tester

    • planification des travaux par site
    • tests fonctionnels (pilotage, remontées de données, alertes)
    • documentation “preuve” (dossiers techniques, paramétrages, PV)

    5) Ancrer l’exploitation : le point souvent négligé

    La conformité BACS n’est pas un projet “one shot”. Elle vit dans l’exploitation :

    • dérives, surconsommations, reparamétrages
    • changements d’usage (hybride, densité variable, extensions)
    • continuité de service et confort

    Le rôle du pilotage FM : transformer une obligation en performance mesurable

    C’est ici que beaucoup d’organisations décrochent : elles installent une GTB, mais sans outiller le pilotage (preuves, plans d’actions, suivi des actions, rituels, arbitrages).

    Chez Maintners, on traite le BACS comme un sujet pilotage FM :

    • cadrage multi-sites, multi-prestataires,
    • arbitrages budgétaires défendables,
    • suivi des engagements et des résultats,
    • continuité d’exploitation et satisfaction occupants.

    Maint-IA : l’ossature “pilotage & preuves” autour de la conformité

    Même si le décret BACS porte sur la GTB, votre succès dépend aussi de votre capacité à organiser la preuve et l’exécution :

    • centraliser documents, rapports, PV, contrats, interventions,
    • suivre les actions et les responsables,
    • garder une traçabilité propre donneur d’ordre.

    Maint-IA s’inscrit comme un socle de pilotage : centralisation, suivi opérationnel, reporting et routines — pour que la conformité ne soit pas un fichier partagé de plus, mais un processus maîtrisé.


    À retenir : les échéances clés à afficher clairement

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